ON NE TUE PAS LA VIE !

ON NE TUE PAS LA VIE !

   Le drame de Barcelone, perpétré dans la foulée de tous les autres de même acabit, a suscité en moi une profonde réflexion sur la vie. Ce geste, comme pour beaucoup de mes concitoyens, m’a bouleversé au point de basculer un moment dans la désespé- rance. Mais au terme de ma réflexion, j’en suis arrivé à la conclusion qu’on peut tuer des personnes, mais on ne tue pas la vie. C’est le message que j’adresse à tous ces terroristes sans foi ni loi, en réponse à leurs actes barbares. Vous ne réussirez jamais à détruire la vie plus forte que la mort. La vie qui renaît de ses cendres. À travers votre volonté et votre désir de détruire la vie, vous ne faites au fond que la ranimer. Elle ressurgit toujours plus belle, plus féconde, plus généreuse à travers ses multiples manifestations qui ont pour noms solidarité, fraternité, compassion, soutien moral, accueil, partage, etc.

   « Quand croit le péril, croît aussi ce qui sauve » a écrit le grand poète Friedrich Hölderlin. L’expérience nous enseigne que chaque malheur est accompagné de mécanismes qui sauvent. Il existe, en effet, un tel phénomène dans la vie. C’est sans doute ce qui explique cette détermination et ce désir ne pas se laisser dominer par la peur. «Nous n’avons pas peur», scandait récemment la foule à Barcelone. Cela prouve que l’on peut se dégager de l’emprise de la fatalité et de «naviguer» de telle sorte, qu’à travers les débris du malheur, après chaque drame, puisse s’élever à nouveau le merveilleux chant de la vie.

   Jean-Paul Simard

(N.B. Article paru dans le journal LE QUOTIDIEN, le 22 août 2017.)


POUR ALLER PLUS LOIN, VOICI UN LIEN INTÉRESSANT : renaître des pertes de la vie

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MA PRIÈRE UNIVERSELLE POUR LA PAIX

J’ai composé cette prière universelle pour la paix. Qui veut la dire avec moi ? Plus nous serons nombreux à la dire et plus nous aurons de chances de toucher le cœur de Dieu… PARTAGEZ-LA LE PLUS POSSIBLE…

(À dire en famille, avant une réunion, dans un office religieux, lors d’un spectacle culturel, sportif ou autre. Il n’y a aucun droit d’auteur sur cette prière.)

              PRIÈRE UNIVERSELLE POUR LA PAIX

DIEU de l’UNIVERS,
TOI, PÈRE de tous les humains,
quel que soit le nom avec lequel les peuples t’implorent,
nous reconnaissons ton gouvernement divin
et nous demandons ton aide pour la paix dans le monde.
Ouvre nos cœurs à l’amour, à la compassion et au partage.
Fais de la Terre notre «maison commune» à tous.
Ne laisse personne tomber hors du tissu de la vie.
AMEN !
                          (Jean-Paul Simard, écrivain)


LISEZ : MON PARI SUR DIEU

http://jeanpaulsimard.com/index.php/2016/10/30/mon-pari-sur-dieu/

 


 

 

L’AVENT OU LA NOSTALGIE DE DIEU

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Je vous partage mon plus récent article sur l’Avent paru dans la revue Sainte-Anne du mois de décembre :

 

 

 

Pour lire l’article cliquez sur le lien suivant:

http://jeanpaulsimard.com/wp-content/uploads/2016/11/10-ARTICLE-LAVENT-OU-LA-NOSTALGIE-DE-DIEU.pdf

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SUR LE MÊME THÈME :

«MON PARI SUR DIEU»

http://jeanpaulsimard.com/index.php/2016/10/30/mon-pari-sur-dieu/

«DIEU, S’IL EXISTE OÙ SE CACHE-T-IL?»

http://jeanpaulsimard.com/index.php/2016/01/23/dieu-sil-existe-ou-donc-se-cache-t-il-2/

«QUI EST DiEU POUR TOI ?»

http://jeanpaulsimard.com/index.php/2016/03/03/qui-est-dieu-pour-vous/

 

 


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«MON PARI SUR DIEU»

A

Pour lire l’article, cliquez ici :

http://jeanpaulsimard.com/wp-content/uploads/2016/10/VIVRE-DOSSIER-SUR-DIEU-ilovepdf-compressed.pdf 

(Article paru dans le magazine VIVRE)


POUR ALLER PLUS LOIN :

Lisez une proposition de Dieu qui ne vous laissera pas indifférent… 

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MON PARI SUR DIEU

LE  CÉLÈBRE professeur de psychiatrie, David Servan-Schreiber, maintenant décédé, donna un jour ce témoignage: «À 15 ans, dans une église de campagne, le sermon d’un prêtre me marqua. Il commençait par cette question «Où chercher Dieu? Où le trouver?» Je ne me suis jamais souvenu de la suite, et je l’ai souvent regretté, me disant que j’étais passé à côté de la réponse…»

Dans toute vie humaine, il y a un moment de rencontre avec le divin. La conscience s’éveille tout à coup, les paupières sont soulevées, le regard voit, avec le sentiment que quelque chose nous dépasse, accompagné de la sensation de l’infini. Cela peut aller jusqu’à l’évidence qu’il existe une puissance supérieure.

Une quête universelle

Nous sommes tous concernés à divers degrés par la question de Dieu : ceux qui doutent comme ceux qui croient ou ne croient pas. Qui n’a jamais pensé à Dieu ? Qui n’a pas crié une fois dans sa vie: «Dieu, si tu existes, manifeste-toi!» ?

La question de Dieu est au centre de la vie humaine. Elle porte en elle le poids de la morale, l’énigme de la souffrance, de la maladie et de la mort, les révoltes étouffées, les projets, les idéaux, etc. Pour les uns, Dieu est la cause de tous les problèmes, pour les autres, il en est la solution. Pascal l’a bien perçu quand il a écrit dans ses Pensées : «Dieu. Les uns craignent de le perdre, les autres craignent de le trouver.» Entre les deux, on retrouve cette catégorie nombreuse de personnes qui le cherchent.

Tout au long des âges, le concept de Dieu a exprimé ce à quoi l’être humain aspire, ce qu’il craint, ce dont il a besoin. Encore de nos jours, pour ceux et celles qui croient en lui, il exprime ce qui, au plus intime de l’être humain, est commun à tous : l’intuition d’un Créateur et de sa relation à lui, le fait que le monde correspond à une intention divine et donc qu’il a un ordre et un sens et qu’il débouche sur l’«au-delà».

 Je ne crois pas, je sais…

À la question « Croyez-vous en Dieu ? » qu’on lui a un jour posée, Carl Jung a répondu : « Je ne crois pas, je sais. » Beaucoup de personnes affirment avoir ainsi une expérience directe, irrécusable, de l’existence de Dieu. Pour plusieurs cette certitude s’accompagne d’une expérience très forte de la présence divine en eux. Paradoxalement, on retrouve aussi l’idée de Dieu chez ceux qui le nient, comme en témoigne le philosophe André Comte-Sponville qui écrit: « Si je suis athée, c’est aussi parce que je préférerais que Dieu existe! » Là-dessus, j’aime bien la réflexion que le philosophe fait dans L’esprit de l’athéisme quand il écrit: «Que vous croyiez ou non en Dieu, au surnaturel ou au sacré, vous n’en serez pas moins confronté à l’infini, à l’éternité, à l’absolu – et à vous-même.» En fait, qu’on l’affirme ou qu’on le nie, Dieu ne laisse personne indifférent. Même ceux et celles qui ne croient pas n’arrivent pas à se défaire d’une certaine inquiétude religieuse qui les talonne toute leur vie, en particulier devant le mystère de la mort.

Au nom de Dieu j’ai…

Il est étonnant de constater le nombre de personnes qui affirment croire en Dieu. On dit que les cinq sixièmes (5/6) de la population du globe déclarent appartenir à une religion et 80% des habitants de la planète s’affichent croyants. Croyants ? Évidemment, il y a bien des degrés et des variantes dans la foi, mais chose certaine, un très grand nombre de personnes, au cours de l’histoire, ont aligné leur vie sur Dieu au point d’en faire leur Absolu. Plusieurs mêmes sont morts martyres pour en témoigner.  Malheureusement, le contraire est aussi vrai. Que de mal n’a-t-on pas commis en son nom! Que d’exactions, que de cruautés se commettent quotidiennement en pensant agir au nom de Dieu !

Plus qu’un mystère, un dilemme!

Devant ces faits, on peut comprendre pourquoi l’anthropologie parle de la dimension universelle du phénomène de Dieu. Ce phénomène serait commun à toutes les cultures, à tous les êtres humains. Un grand magazine écrivait en titre de couverture «La soif de Dieu». À l’intérieur, un dossier démontrait combien cette soif est palpable et s’exprime de multiples façons, allant de la quête du sens de la vie à la croyance à un certain destin personnel, voire à l’existence d’un Être suprême.

Mais l’existence de cet Être suprême ne convainc pas tout le monde. On a beaucoup parlé, à une certaine époque, du «soupçon psychologique» sur Dieu. Ce soupçon consiste à mettre en doute la valeur d’une foi qui ne répondrait qu’à un besoin purement humain. Dieu comme création du cerveau humain ou comme une émanation «naturelle». Cela demeure à première vue une conception fort séduisante. Surtout de la façon avec laquelle la psychanalyse pose la question: est-ce le cerveau qui a créé un Dieu qu’il serait apte à percevoir, ou est-ce Dieu qui a créé le cerveau de l’homme pour qu’il reçoive son message? C’est ce qu’on appelle le dilemme scientifique de Dieu.

Dieu existe-t-il?

Dans la tête et le cœur de cette foule innombrable de croyants, oui, sans le moindre doute, Dieu existe, et cela n’est pas banal. Jamais une idée, une passion n’a occupé les esprits avec autant de force et de constance que la folie de Dieu. De génération en génération, que d’expériences vécues, que d’engagements les plus divers ont été suscités en son nom. Il y d’abord toute cette phalange de saints et de saintes qui sont là pour en témoigner. Il y a également tous les humbles fidèles du monde qui prient en catimini dans leur cœur ou dans les milliers de chapelles ou d’oratoires, lieux hautement symboliques de la présence de Dieu.

Nonobstant cette prodigieuse présence de Dieu à travers le temps, cela ne m’empêche pas d’être parfois ébranlé dans ma foi, à travers le doute devant le mystère de l’Absolu. Comme bien des personnes, je me pose la question : pourquoi croire en Dieu ? Qu’est-ce que Dieu apporte de plus ? Pourquoi vouer sa vie à Dieu plutôt qu’à Bouddha, Marx ou Madonna ? Ne peut-on pas vivre humainement sans Dieu ?  Se contenter d’être vraiment homme ou femme ? Poursuivre tout simplement sa vie en croyant en l’homme, en la science, en la médecine, en soi, à sa famille, à ses enfants ? Et puis n’avons-nous pas tout ce qu’il faut pour assumer notre vie : intelligence, mémoire, volonté, conscience, créativité, énergie vitale physique et mentale ?

Mais il y a un hic…

Oui, c’est vrai! Nous avons tout cela et c’est ce qui fait que nous pouvons effectivement vivre sans Dieu. Mais il y a un hic. La vie tranquille sans Dieu n’est pas exempte de tout questionnement. Couve en nous une constante interrogation concernant le mystère de l’infini. Il y a, dans les replis les plus secrets de notre être, quelque chose comme une fibre divine. Carl Jung a montré comment l’homme est fondamentalement marqué par le divin. À cette fin, il a développé l’idée de l’«archétype divin» qu’il associe à «l’image de Dieu» telle qu’évoquée dans la Genèse. Cet archétype signifie que le divin fait partie de notre nature et représente quelque chose d’inné. Pour Jung l’idée de Dieu est inscrite au plus profond de la psyché humaine et le divin représente l’ultime réalité. En conséquence, il estime que la question la plus révélatrice de la vie d’une personne est de savoir si, oui ou non, celle-ci est en rapport avec l’infini.

Où allons-nous ?

La conscience de l’infini s’exprime de multiples façons, mais elle prend le plus souvent la voie du questionnement. Un questionnement lié aux grandes interrogations que l’on se pose sur son origine, sa destinée, le mal, l’amour, la mort, l’au-delà. Malheureusement, pour plusieurs, les réponses à ces questions débouchent sur le «vide existentiel» ou le non-sens de la vie. On a parlé à ce propos du «trou noir» qu’André Comte-Sponville définit comme le tragique du destin sans réponse, lequel précise-t-il, fait partie de la condition humaine et est particulièrement dramatique pour les athées: d’où venons-nous? Où allons-nous? C’est dans cet esprit que Pascal a parlé avec amertume de la « misère de l’homme sans Dieu ».

Ainsi, la question de Dieu apparaît fortement liée aux grandes questions existentielles. Au sens même de la vie. Sommes-nous jetés dans le monde sans raison ? Quelle est notre finalité ? Dans un passage pathétique, le pape Jean-Paul II, lors de son passage au Brésil, interrogeait ainsi l’humanité: «HOMME, OÙ VAS-TU ? Vers quels horizons se dirigent les efforts par lesquels tu construis péniblement ton lendemain ? Quels sont les buts que tu espères atteindre à travers les luttes, le travail, les sacrifices auxquels tu te soumets jour après jour ?» Oui, où va l’homme sur la route de la vie ?

Y a-t-il une justice quelque part?

C’est ici que se pose avec le plus d’acuité la question de Dieu. Que l’on soit croyant ou non, il répugne à l’intelligence de penser que notre propre vie dans laquelle nous avons tellement investi nous soit retirée. Que le fruit de notre travail et de nos efforts soit bêtement anéanti. Il doit bien y avoir une justice quelque part. Cette croyance est fondée sur le désir, fortement ancré chez l’être humain, qui veut que tout ce qu’il y a de beau, de grand, de positif ne puisse être vaincu par la mort.

Ce sentiment est si élevé que la personne qui pense ainsi est déjà entrée dans l’univers religieux, qu’il le nomme Dieu ou non. Le désir d’immortalité et la conscience de la transcendance mènent tout droit au mystère divin. C’est comme si l’infini creusait l’âme et ouvrait à la réalité divine. C’est alors que l’idée d’une puissance supérieure vient spontanément à l’esprit.

Mon pari sur Dieu

Cette puissance supérieure n’est cependant pas des plus évidentes. Elle demeure obscurément cachée. «Dieu, personne ne l’a vu», nous dit la Bible. Aussi, pour en parler, est-il nécessaire d’en témoigner. Dans cette foulée, si vous me demandez «Croyez-vous en Dieu?», je vous répondrai sans hésiter: «Oui». Si vous me demandez «Avez-vous rencontré Dieu?», je répondrai «Oui», mais ça n’a jamais été le coup de foudre. Je n’ai jamais atteint l’ivresse de Dieu et encore moins la «folie» de Dieu. Mon expérience s’est déroulée de façon tout à fait humble et prosaïque, mais ce fut non moins sincère et authentique.

J’appartiens à la catégorie de ceux qui ont parié sur Dieu et qui entendent tenir leur pari jusqu’au bout. Ma foi ne relève pas d’une simple croyance, mais d’un parti pris, c’est-à-dire d’un choix, d’un pari. Pour expliquer ce pari, j’emprunterai volontiers la parabole d’un pasteur de l’Église réformée de l’Étoile. La voici: «Un homme monte sur un chemin de montagne. À la main, il porte un flambeau avec détermination, et pourtant il trébuche presque à chaque pas. En effet, il est aveugle. «Mais alors, lui dit-on, ce flambeau, pourquoi vous en encombrer?» Et l’aveugle de répondre: «En portant ce flambeau, je veux faire honneur à la lumière que je ne vois pas. Je veux porter haut le flambeau de la lumière et servir la vérité que je ne vois pas. Je porte ce flambeau gratuitement, par espérance en la vérité de la lumière. Je le porte par la foi.»

Je n’ai pas de certitude, mais je sais

Ainsi, je n’ai pas la certitude que Dieu existe, mais je sais qu’il existe. Je ne peux pas démontrer son existence, mais je sais que Dieu ne se comprend pas rationnellement. Dieu, s’il existe, fait partie des réalités cachées, profondes, mystérieuses, impalpables, qui s’éprouvent plus qu’elles se prouvent. Voilà pourquoi la preuve de Dieu n’est pas inscrite dans l’intelligence, mais dans le cœur de l’être humain. Comme le dit Pascal : «Il faut aimer les vérités pour les connaître». Il rejoint par là toute la tradition chrétienne où l’on voit très tôt l’affirmation de la primauté de l’amour dans la connaissance de Dieu. Cela confirme en même temps la célèbre affirmation du grand apôtre sur la nature de Dieu : « Dieu est amour ! ».

Jean-Paul Simard


(Si vous aimez cet article, partagez-le…, Dieu vous le rendra…)

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5 REMÈDES À LA TRISTESSE

468X624Les 5 remèdes à la tristesse de Saint Thomas d’Aquin

Un article du journaliste Don Carlo de Marchi, dans Aleteia, m’a récemment beaucoup interpellé.
Cet article s’intitule «Les 5 remèdes à la tristesse selon saint Thomas d’Aquin». Selon le journaliste, les cinq remèdes du célèbre philosophe et théologien du Moyen-Âge (1224-1274) se révèlent d’une étonnante efficacité.
 

Le premier remède réside dans le plaisir. 

Quels plaisirs ? Tous les plaisirs licites, bien sûr. Cela peut paraître un peu matérialiste de dire ça, mais à l’instar du journaliste Don Carlo, on peut prendre la comparaison du chocolat noir, dont on reconnaît de nos jours l’effet antidépresseur. Même chose pour une bonne bière qui peut faire oublier une journée d’amertume. On dit que Thomas d’Aquin était obèse et aimait bien boire et manger. Rien d’incompatible en cela avec l’Évangile. Qui ne connaît la parole de Luc : «Le Fils de l’homme est venu, mangeant et buvant, et vous dites: c’est un mangeur et un buveur» (7,33) ? Avant et après sa résurrection, Jésus n’a-t-il par participé à des déjeuners et des banquets, et apprécié nombre de belles choses de la vie?

Le deuxième remède consiste à pleurer. 

Pleurer est parfois le meilleur moyen de s’exprimer et de se libérer d’une douleur devenue accablante. Pour surmonter la mélancolie, il faut un exutoire, une soupape, sinon l’amertume s’accumule et envahit toutes les plages de la vie. On se rappellera que Jésus a pleuré sur le sort de ses amis. Et le pape François observe que « certaines réalités de la vie ne sont visibles qu’une fois nos yeux lavés par les larmes. Je vous enjoins tous à vous demander : ai-je appris à pleurer ? ». Le pape ne fait que rejoindre en cela la sagesse biblique qui dit : «Ceux qui sèment dans les larmes moissonneront dans l’allégresse» (Ps 126, 5).

Le troisième remède est la compassion de nos amis. 

Parler à des amis en qui on a confiance de sa peine, de sa douleur entraîne un soulagement. Savoir engager une conversation avec une personne accueillante, capable de recevoir nos confidences fait bénéficier de la compassion des autres. Mais pour cela, il ne faut pas céder à la tentation du repli sur soi.

Beaucoup de personnes ont peur de se confier, prétextant qu’elles ne veulent pas déranger. Il faut savoir que la compassion est un sentiment naturel. On la définit, d’ailleurs, comme une forme de sympathie ou d’ouverture vis-à-vis la souffrance de l’autre, associée au souhait de le libérer de cette souffrance.

Dans la pensée bouddhiste, la compassion est la forme que prend l’amour altruiste lorsqu’il est confronté aux souffrances d’autrui. Elle est définie comme «le souhait que tous les êtres soient libérés de la souffrance et de ses causes». Quel bel exemple ne trouvons-nous pas dans l’Évangile avec le bon Samaritain ! N’y a-t-il pas toujours dans la vie un bon Samaritain prêt à soulager notre détresse ?

Le quatrième remède est la contemplation de la vérité.

Thomas d’Aquin entend par là la contemplation de la splendeur des choses, celle de la nature, de la beauté d’un paysage, d’une œuvre d’art, celle de la musique, qui peut être un baume particulièrement efficace contre la tristesse. Et j’en sais quelque chose. J’ai moi-même le bonheur d’habiter l’une des régions les plus belles de la planète. Une région qui possède une âme cosmique d’une telle magnificence et d’une telle splendeur que les mots défaillent pour en traduire la beauté. Cette âme s’incarne dans le majestueux Fjord marin du Saguenay. Combien de fois, dans ma vie, j’ai bénéficié de la compassion du Fjord. La nature a cette capacité de faire disparaître les angles morts de la vie. Souvent, lorsque mes plans se décoloraient ou que la vie me donnait peu de gratification, je suis allé me confier au Fjord avec l’âme d’un enfant qui s’ouvre à sa mère.

Le cinquième remède, dormir et faire sa toilette.

Conseil assez surprenant pour un maître du Moyen-Âge. Thomas d’Aquin affirme que dormir et faire sa toilette sont d’excellents remèdes à la tristesse. Il conçoit qu’un soulagement corporel est utile pour remédier à un mal psychologique. Nous connaissons déjà les propriétés du sommeil. Quant à la toilette, je donnerai l’exemple suivant. Il y a quelques années, un slogan publicitaire fit la fortune d’un propriétaire d’une chaîne de salons de coiffure présente dans 36 pays. Ce slogan clamait: «Recoiffe-moi le moral». Effectivement, aller chez le coiffeur, avoir une «nouvelle tête», bien s’habiller, n’est-il pas bon pour le moral ?

Comment mieux conclure qu’en retournant encore une fois à la sagesse biblique qui dit : «Et votre tristesse se changera en joie.»

Jean-Paul Simard

 


 POUR ALLER PLUS LOIN :

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QU’EST-CE QUE LA MÉDITATION DE LA PLEINE CONSCIENCE ?

LA MÉDITATION DE LA PLEINE CONSCIENCE,
d’après l’approche du célèbre psychiatre Christophe André.

«J’aimerais vous initier à cette expérience qui a changé ma vie.»
─ Christophe André

─ ATELIERS (gratuits) ANIMÉS PAR JEAN-PAUL SIMARD, AUTEUR ─
À L’ERMITAGE DE LAC-BOUCHETTE

 


THÈME

MÉDITER
POUR «LÂCHER-PRISE»,

   GUÉRIR, SE RESSOURCER SPIRITUELLEMENT

Parole ─ Silence ─ Musique d’intériorité

DATES des ateliers :  8, 15, 29 juillet et 5 août (2018)

HORAIRE :  9 h 30 à 10 h 45 (75 minutes)

On peut assister à tous les ateliers ou à l’un ou l’autre des ateliers, à sa convenance. 

CES ATELIERS SONT GRATUITS !

 


LIEU : ERMITAGE SAINT-ANTOINE :

1 800 868 6344
418 348 6344

 


MÉDITER, c’est s’arrêter de faire, de remuer, de s’agiter. Se mettre un peu en retrait, se tenir à l’écart du monde.

LA PLEINE CONSCIENCE, c’est le nom d’une forme de méditation dont l’apprentissage est simple et rapide, mais dont la maîtrise se fait graduellement. Elle consiste à intensifier sa présence à l’instant présent, à s’immobiliser pour s’en imprégner, au lieu de s’en échapper ou de vouloir le modifier, par l’acte ou la pensée. Cette attitude peut modifier votre rapport au monde de manière radicale, changer votre vie, apaiser vos souffrances et transcender vos joies.

TÉMOIGNAGE : le docteur Christophe André pratique la méditation depuis des années. Mais il l’utilise aussi pour soigner : il anime à l’hôpital Sainte-Anne à Paris, des groupes de méditation pour aider ses patients à se libérer de la souffrance et à savourer leur existence.

À L’ERMITAGE Saint-Antoine de Lac-Bouchette, sanctuaire naturel et oasis spirituelle, nous désirons vous faire bénéficier de cette approche qui rejoint magnifiquement la nouvelle spiritualité du «mieux-être» :

     Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien dans son âme.

NOTICE BIOGRAPHIQUE DE L’ANIMATEUR

Jean-Paul Simard détient un diplôme universitaire de 3e cycle en anthropologie spirituelle (Université de Sherbrooke). Il s’intéresse particulièrement à la personne dans son questionnement intérieur et aux rapports entre la spiritualité, la santé et la guérison. Il est l’auteur de nombreux livres publiés notamment chez Médiaspaul.


En complément :

http://jeanpaulsimard.com/index.php/2016/02/06/avez-vous-une-trousse-spirituelle-de-premiers-soins/

 

 


 

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AVEZ-VOUS PEUR DE LA MORT ?

  • IL Y A PLEIN DE RAISONS D’AIMER LA VIE, MAIS IL Y  A PEUT-ÊTRE PLUS DE RAISONS ENCORE D’AIMER LA VIE QUI NOUS ATTEND DANS L’AU-DELÀ 

 

Un humoriste disait : « Quand on meurt c’est pour la vie !!! »

«IL Y A DES MOMENTS, comme ça, où la vie est habillée de blanc,
si belle que l’on voudrait que s’arrêtent les montres.
IL Y A DES JOIES, comme ça, qui ne sont pas faites pour durer.
Elles viennent juste brûler notre cœur et laisser nos yeux deviner,
comme derrière un voile, les bonheurs que tu nous prépares,
«SEIGNEUR, QUAND L’ÉTERNITÉ SERA À NOUS .»

(Éric Julien, dans «Signes d’aujourd’hui»)

 

  • POUR ALLER PLUS LOIN : 

UN GRAND AMOUR M’ATTEND…

http://jeanpaulsimard.com/wp-content/uploads/2016/03/2-ARTICLE-UN-GRAND-AMOUR-MATTEND.pdf

 

  • QUEL EST CE GRAND AMOUR QUI NOUS ATTEND ?

http://jeanpaulsimard.com/index.php/sample-page/renouer-avec-dieu/

«Marchons en regardant le ciel,
l’unique but de nos travaux.»

  • Sainte Thérèse de Lisieux

 

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Comment survivre dans une société «full sexe» ?

On parle beaucoup de sexualité riche et épanouie.  Mais en même temps on propose une sexualité à l’eau de rose, une sorte de nirvana du sexe où l’on flotte en toute quiétude dans le bain de la sensualité. Une sexualité où il n’y a pas d’interdits et où toutes les pratiques sexuelles, des plus hot aux plus hard, se valent et sont censées contribuées à l’équilibre humain. Pourtant, les naufragés du sexe sont nombreux. La pornographie fait des ravages considérables. La dépendance sexuelle connaît un point culminant. Comment expliquer le silence social à ce sujet? C’est dans ce contexte que la question se pose comment survivre dans une société «full sexe»?

L’éminent philosophe Luc Ferry écrit :
«Un exemple, hautement symbolique, suffira ici à me faire comprendre : il n’y a plus de différences à faire entre de «bonnes» et de «mauvaises» pratiques sexuelles. Telle est la signification de la fameuse libération revendiquée par la jeunesse : il faut en finir, en cette matière comme une toute autre, avec la notion normative et «répressive» hiérarchie. Il n’est plus de norme naturelle, religieuse, juridique ou autre qui vaille, mais seulement l’exigence, elle-même perçue comme seule authentiquement morale, de laisser chacun être soi-même, pourvu qu’il le soit véritablement.»

Jean-Paul Simard