SPIRITUALITÉ ET GUÉRISON ?… VOICI UN BEAU TÉMOIGNAGE

images (35)Voici le commentaire d’une thérapeute formée et d’expérience. Son point de vue vaut la peine d’être partagé.

 

Elle m’écrit ceci :

Votre travail m’a remise en recherche. J’ai écouté vos interventions vidéos et celle sur la trousse de secours spirituelle. J’ai donc réfléchi à la foi dans mon accompagnement thérapeutique.

J’ai relu un passage du livre d’Etty Hillesum, cette jeune juive déportée avec ses parents et l’un de ses frères dans un camp de concentration nazi. Dans son livre intitulé  Faire la paix avec soi, elle écrit :

«Il y a en moi un puits très profond. Et dans ce puits, il y a Dieu. Parfois je parviens à l’atteindre. Mais plus souvent, des pierres et des gravats obstruent ce puits, et Dieu est enseveli. Alors il faut le remettre au jour.»

JUNG parlerait ici du «Soi». Du coup, je pense que la foi dans le travail d’accompagnement des patients prend tout son sens dans de déblayage de la souffrance, de l’histoire d’enfant traumatique, de la blessure. Nous cheminons ensemble patient et thérapeute vers cet inconnu de soi, du Soi, la bougie à la main et dans cet alchimie de la relation, la compréhension du possible apparaît, la foi se fortifie et s’expérimente dans la relation en confiance, en sécurité.

Le cœur s’apaise et de nouvelles sensations apparaissent, le patient apprend à se faire confiance, à faire confiance à l’autre et se met à l’écoute de son corps de son être, de la vie. Faire du sens alors paraît à nouveau envisageable. Nous sommes l’expérience de la vie. Et ce moment de partage devient le lieu du renouveau. Il faut «sacrément» avoir la foi dans la vie, dans l’autre, pour affronter la rencontre du mystère qui vit au plus profond de nous. 

Je vous souhaite une belle journée et merci encore pour vos écrits qui m’accompagnent depuis peu dans mon travail de thérapeute et dans ma vie de tous les jours.

J’ai moi aussi plaisir à vous lire.

Patricia Ober – Coignet
Thérapeute en psychosomatique relationnelle.
Psychanalyste jungienne. Sophrologue.


À LIRE EN COMPLÉMENT :

http://jeanpaulsimard.com/index.php/2015/10/28/la-spiritualite-peut-elle-aider-a-guerir/
http://jeanpaulsimard.com/index.php/2015/10/17/connaissez-vous-letonnante-therapie-des-trois-r/
http://jeanpaulsimard.com/index.php/2015/10/24/letonnante-formule-sante-dun-celebre-phramacien/

http://jeanpaulsimard.com/index.php/2015/09/27/dieu-peut-il-nous-guerir-dune-maladie-2
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LA SPIRITUALITÉ PEUT-ELLE AIDER À GUÉRIR ?

 

guerir_simard (1) 470x263LA MÉDECINE SE POSE DE PLUS EN PLUS DE QUESTIONS sur la spiritualité. Certains médecins commencent à s’interroger sur la façon d’intégrer la spiritualité à leur pratique médicale.

 


DANS UNE ÉMISSION TÉLÉVISÉE, un neurologue affirmait que la première question qu’il posait à ses patients était : «Avez-vous la foi ?» ou «Êtes-vous pratiquant ?» Il a précisé qu’il n’allait pas plus loin dans son questionnement. Il expliquait qu’une personne qui a la foi réagissait mieux aux traitements. Le patient croyant est sensibilisé à écouter son âme, à percevoir le sens de la guérison et de la santé.

L’un des constats les plus intéressants que l’on fait en anthropologie spirituelle concerne justement les rapports entre la foi et la santé.


La foi a une réelle influence sur la santé.

Il existe de nombreux cas de personnes vouées inexorablement à la mort qui se sont retrouvées guéries, sans qu’on puisse en comprendre la cause. À l’origine, il y a très souvent une question de foi. Les études qui le démontrent sont nombreuses.

D’une façon générale, on admet que les malades croyants guérissent plus vite que les non-croyants. Tel est, en tout cas, le phénomène observé dans plus de deux cents études menées sur la question aux États-Unis. Les experts constitués de laïques et d’ecclésiastiques en sont arrivés à la conclusion que «la foi religieuse avait une certaine influence sur la physiologie du corps et sur la santé». Ces résultats ont été dévoilés à Rome lors d’un congrès consacré à la «médecine et la spiritualité»[1].

La religion est bonne pour la santé, disent plusieurs études. Certaines montrent, entre autres, que la pression artérielle, et donc les risques d’accident cardio-vasculaire, sont moins forts après la soixantaine chez les croyants que chez les athées et autres agnostiques[2]. Les gens de foi et de prière sortent en général de leur pathologie plus vite que les autres.

Le bulletin Health After 50, de l’université Johns Hopkins aux États-Unis, rapporte les résultats d’une recherche montrant que les personnes qui pratiquent une religion organisée présentent une plus faible incidence de dépression, de suicide, de toxicomanie et même de troubles cardiaques.

 


 Des facteurs de longévité reconnus

La foi et la spiritualité sont citées comme un facteur de longévité parmi les centenaires. Dans une enquête réalisée aux États-Unis par la société de soins Evercare, 23 % des centenaires interrogés attribuaient leur longue vie à leur spiritualité alors que seulement 3 % invoquaient, pour motifs cette longévité, les gènes et les soins médicaux. «La spiritualité apparaît être un élément très important pour bien vieillir», assurait la directrice d’Evercare, Sherri Snelling, responsable de l’étude[3].

C’est ce que j’appelle «la spiritualité en harmonie avec la médecine».

 


Ce texte est extrait du livre suivant :

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AVEZ-VOUS UNE TROUSSE SPIRITUELLE DE PREMIERS SOINS :

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[1] Cf.: article de La Presse du 25 août 1998; voir aussi le Journal de Québec, 16 juin 1997
[2] Journal La Presse, Montréal, 25 août 1998, p. A11.
[3] Le Journal de Québec, l8 avril 2007.

 


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L’ÉTONNANTE FORMULE SANTÉ D’UN CÉLÈBRE PHARMACIEN

Il y a plusieurs années, UN CÉLÈBRE PHARMACIEN français, Émile Coué, qui était doué d’un charisme spécial pour «remonter» les gens, en l’occurrence ses clients, avait inventé une «FORMULE MIRACLE» pour être HEUREUX et EN BONNE SANTÉ.


LE PHARMACIEN demandait à ses clients de répéter à haute voix, vingt fois de suite, deux fois par jour et dans un état de semi-conscience, la phrase qui est au cœur de sa célèbre méthode qui porte son nom :

«TOUS LES JOURS, À TOUT POINT DE VUE, JE VAIS DE MIEUX EN MIEUX.»

Les plus anciens d’entre nous se rappelleront sans doute la grande popularité d’Émile Coué associée au POUVOIR DE L’AUTOSUGGESTION. Il avait pris conscience de L’ACTION DÉTERMINANTE de l’imagination et de L’AUTOSUGGESTION dans le PROCESSUS DE GUÉRISON. Il est facile de le comprendre.


PAS BESOIN DÊTRE UN MÉDECIN SPÉCIALISTE pour se rendre compte que l‘une des grandes lois de la guérison peut être formulée ainsi : « Apprendre à contrôler l’esprit pour favoriser la santé ». Cette loi permet d’obtenir des résultats étonnants, parfois «miraculeux».

Par exemple, expérimentez pendant quelques jours l’affirmation consciente et réfléchie des formules suivantes: Je suis calme, de plus en plus calme et détendu. Je suis en pleine forme. Je m’adapte parfaitement aux événements. Mon corps est en train de guérir, etc.

Répétez ces formules plusieurs fois par jour, en vous concentrant sur chacune d’elles; vous serez étonné des résultats.


En fait, il n’y a rien d’étonnant à cela. Notre subconscient pourrait être comparé à un jardin dans lequel nous semons des pensées, des impressions, des connaissances, des croyances. Comme il arrive dans la nature extérieure, on récolte ce que l’on sème. Si nous semons des pensées de guérison, nous récoltons la guérison. Si nous semons des pensées de maladie, nous récoltons la maladie. Toute notre vie est façonnée par la qualité des matériaux que nous fournissons à notre subconscient.

Ce constat est d’ailleurs partagé actuellement par beaucoup de spécialistes de la santé. Il existe, en effet, un consensus médical sur le fait que nous ne sommes pas que de frêles machines contrôlées par des gènes, nous sommes aussi, grâce à notre cerveau qui contrôle et coordonne la physiologie de l’organisme, de puissants créateurs de la qualité de notre vie.


Telle est, entre autres, l’opinion du grand biologiste Bruce H. Lipton, pour qui « ce ne sont pas nos gènes, mais nos croyances et notre foi, qui contrôlent nos vies[i].» D’ailleurs, il est reconnu que nous ne sommes pas entièrement déterminés par nos gènes, mais que notre esprit peut grandement influencer leur fonctionnement dans un sens ou dans l’autre.

Lorsque cette LOI FONDAMENTALE DE LA VIE est comprise et acceptée, nous détenons L’UN DES PLUS PUISSANTS OUTILS DE GUÉRISON. Et cet outil, il va sans dire, peut contribuer à équilibrer notre vie tout entière et nous rendre HEUREUX et EN BONNE SANTE.

Jean-Paul Simard

 


 N. B. Sur la santé, je vous conseille fortement de lire le livre suivant, vous allez être étonné, pour ne pas dire subjugué :

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[i] Bruce H. Lipton, Biologie des croyances, Ariane, 2006, p. 178.

 

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CONNAISSEZ-VOUS L’ÉTONNANTE THÉRAPIE DES TROIS « R » ?


VOICI UNE THÉRAPIE FORT SIMPLE, mais d’une EFFICACITÉ ÉTONNANTE pour atteindre l’équilibre, vaincre le stress, récupérer et recharger ses batteries. Tellement efficace que je suis tombé en amour avec elle… Elle ne me quitte pas un instant…


ELLE CONSISTE à dire fréquemment, dans la journée, en travaillant, en marchant, en auto, dans une file d’attente ou dans toute situation difficile engendrant un stress : je Relaxe, je Respire, je Ralentis ! Ces mots doivent être prononcés de façon détendue, lentement, en y pensant vraiment, récités comme une sorte de mantra. En peu de temps, cela va devenir comme une seconde nature, une source de vie qui peut irriguer toutes les plages de l’existence. 

Je RELAXE, c’est-à-dire mon corps devient mou comme une poche mouillée ─ pardonnez la comparaison et ce, de la tête aux pieds. 

Je RESPIRE, d’une respiration lente et profonde provenant du ventre (l’air passant par les narines et revenant par la bouche). L’air doit être pur.

Je RALENTIS mes mouvements, mes gestes, ma démarche, bref, tout mon agir. Il s’agit de pratiquer ce que l’on appelle familièrement la «slow life».


CETTE PETITE THÉRAPIE, qui se veut sans prétention, produit des effets PRODIGIEUX, pour ne pas dire MIRACULEUX. Nous savons jusqu’à quel point les mots exercent un pouvoir sur le corps et le mental. Ils produisent ce qu’ils signifient. Il y a des livres entiers écrits là-dessus.  Pour ma part, j’en fais quotidiennement l’expérience.

Le jour où je me suis mis à Relaxer, Respirer et Ralentir, j’ai eu l’impression de me retrouver sur une autre planète. Je constatai rapidement que cette simple méthode valait bien des remèdes et des thérapies. Sans compter qu’elle se révéla, à l’usage, un véritable «art de vivre», voire une sagesse dont j’ai grandement bénéficié. Plus qu’un mode de vie, j’en ai fait presque ma religion, tellement j’y ai trouvé de bienfaits, autant pour mon âme que pour mon corps. En voici quelques exemples. 

Mes douleurs arthritiques et dorsales ont disparu. Mes palpitations ont cessé. Je suis devenu plus calme, plus serein. Je bénéficiai en même temps d’une meilleure présence à la réalité, à moi-même et au monde, d’un plus grand pouvoir d’attention, de concentration et d’anticipation. Graduellement, ma mémoire s’améliorait. Je ne cherchais quasiment plus mes mots. J’eus même l’impression de pouvoir maîtriser, à travers cette simple petite formule, tout mon destin. J’y ai trouvé, en tout cas, une source d’énergie, d’équilibre et de repos incomparable.


DEVANT DE TELS RÉSULTATS, l’horizon de ma pensée s’élargit et je me suis mis à penser : se pourrait-il que la thérapie des trois «R» soit un remède à bien des maux de notre civilisation ? Un mode de vie qui favorise non seulement la qualité de l’existence, mais possède une grande valeur curative ou thérapeutique ? Une technique qui se révèle aussi efficace pour guérir que pour récupérer ?

Dans l’exaltation de l’action, il nous arrive d’oublier que notre potentiel d’énergie n’est pas inépuisable. Pour l’avoir ignoré, combien ont perdu leur santé et leur vie ! Combien agonisent dans l’existence ! La question se pose alors. Comment maintenir le délicat équilibre entre nos réserves et nos dépenses d’énergie ? Comment garder le calme et la bonne forme dans les périodes d’activité intense ? Comment stimuler l’énergie créatrice?

Il existe en biologie un principe élémentaire : le corps obéit à la loi de l’action/récupération. Nous ne sommes pas faits pour le travail constant. Il n’est pas bon que l’arc soit toujours tendu, dit un proverbe. Voilà pourquoi nous devons créer des îlots de repos permettant de remonter notre horloge biologique.

Et la méthode des trois « R » se révèle, à cet égard, d’une étonnante efficacité.

ESSAYEZ, VOUS VERREZ…

Jean-Paul Simard

 


DANS LE MÊME SUJET :

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http://jeanpaulsimard.com/index.php/2016/02/17/trousse-spirituelle-de-premiers-soins/

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colombe

Laissez reposer dans la grande paix naturelle
Cet esprit épuisé,
Battu sans relâche par le Karma et les pensées
névrotiques,
Semblables à la fureur implacable des vagues qui
déferlent
Dans l’océan infini du samsara.
            (Poème de Nyoshul Khenpo)

QU’ENTEND-ON PAR SPIRITUEL ?

ob_fe2d02_spiritualite1IL EXISTE TOUTES SORTES DE DÉFINITIONS DU SPIRITUEL plus ou moins justes qui entraînent dans des expériences non moins variées et plus ou moins recommandables. Je vous partage ici un point de vue qui, je crois, ralliera beaucoup de monde.


http://jeanpaulsimard.com/wp-content/uploads/2019/12/article.pdf

LA DÉFINITION DU SPIRITUEL que je préfère est celle qu’en donne un éminent sociologue et théologien, Jacques Grand’Maison[1]. Le spirituel, c’est ce qui sourd au plus profond de l’être et qui, en même temps le dépasse. C’est ce qui est «en deçà et au-delà de soi». Le spirituel transcende toute la personne, ses expériences, ses croyances, ses idéaux, ses choix, son travail, ses amours. Il peut irriguer toutes les plages de la vie.

La plus belle image que je peux donner du spirituel est celle de LA SOURCE INTÉRIEURE. L’être spirituel est celui qui est conscient de sa source, lieu « secret » dépositaire des plus grandes forces de la vie. Aussi, la plus belle expérience spirituelle peut-elle consister dans la découverte ou le retour à cette source.

La psychologie parlerait ici du «noyau spirituel» de l’être. Nous avons tous ce noyau, mais il est souvent occulté par les aléas de la vie. Quand l’être humain est coupé de sa source, il est comme un arbre privé de sa sève. Il est exposé à la mort ou à toutes sortes de maladies. Il devient malade dans son être même. La personne spirituelle, au contraire, n’est pas détruite par les êtres et les événements, parce qu’au fond d’elle-même se trouve un refuge au milieu des tempêtes de la vie, un port d’attache contre les vents et les marées. C’est ce que nous rappelle la sagesse biblique qui enseigne : «En toi se trouve la source de la vie» (Ps 36,10).


La source intérieure

D’où l’importance de ne jamais perdre contact avec sa source intérieure. Mais pour cela, il faut cultiver l’intériorité. Se mettre à l’écoute du mystère qui habite au plus profond de notre être. Aussi longtemps que l’attention est polarisée par le monde extérieur, nous éprouvons la sensation d’un vide intérieur à combler, d’une faim non assouvie. Combien de maladies de l’âme trouvent leur origine dans ce vide intérieur non comblé ou dans cette faim non rassasiée.

Tant qu’on n’a pas découvert sa source intérieure, on ne peut en bénéficier. Carl Jung nous prévient que « les plus belles vérités du monde ne servent de rien tant que leur teneur n’est pas devenue pour chacun une expérience intérieure originale». Pour bénéficier du souffle inspirant et dynamisant de la source, il faut savoir l’intégrer à sa vie. Mais cela n’est pas toujours facile. La source ne se laisse pas trouver facilement. Elle n’existe qu’à une certaine profondeur. «Descends au fond du puits si tu veux voir les étoiles», dit un proverbe. Il faut chercher cette profondeur dans l’espace intime de soi-même, dans le centre de son être. Jung appelle ce lieu le «versant intérieur»[2]. C’est là que surgissent de l’incons­cient les rêves, les fantasmes et les visions. C’est là aussi que se trouve «la source ultime de l’être», c’est-à-dire l’âme.


L’expérience de l’âme

Quand je prononce le mot «âme», il libère en moi une réelle puissance d’évocation. Quelque chose intérieurement s’agite et s’émeut. C’est comme si j’étais emmené dans une dimension de l’être, lieu d’une envoûtante beauté, comparable à un magnifique jardin. Comme elles sont belles ces paroles d’Henry de Montherlant pour évoquer le mystère de l’âme: «Et ce qui était là, c’était la vie intérieure, c’était l’âme: quelque chose d’étonnant et d’oublié, une eau pure et perdue dans le creux des ténèbres.». Dans toutes les spiritualités, l’âme est considérée comme la dimension la plus élevée chez l’être humain, en même temps que le premier lieu de la transcendance. Elle apparaît en même temps comme le réservoir de l’être. Mais on la perçoit aussi comme d’essence divine. On la conçoit volontiers comme hors du temps, infinie et éternelle. Voilà pourquoi elle ne se trouve qu’à une certaine profondeur.

Pour parler de cette profondeur, les auteurs spirituels ont fait preuve de beaucoup de créativité et d’imagination. Une image, entre autres, souvent employée est celle de l’arbre qui a besoin de l’immensité du ciel et de la profondeur de la terre pour tenir debout. Plus l’arbre s’élève vers le ciel, plus il pousse des racines profondes dans la terre. C’est ainsi que le spirituel déborde sur la vie, selon la profondeur de son être.

Cela nous fait comprendre en même temps que le «secret» de la force spirituelle réside en ce qu’elle procède du dedans vers le dehors, et non l’inverse. On a dit avec raison: «Tout pouvoir vient de l’intérieur.» C’est vrai ! Tous les êtres spirituels qui ont témoigné dans leur vie de cette force savaient puiser à la Source originelle de toute Vie. Cette force était alimentée par une «énergie divine» qui leur permettait de passer à travers les épreuves avec une telle conscience qu’ils pouvaient même défier la mort.

Jean-Paul Simard


[1] Jacques Grand’Maison, Une spiritualité laïque au quotidien. Neuf voies d’accès au spirituel, Novalis, 2013, p.13.
[2] «Freud vs Jung», dans «Guide Ressources», janvier/février 1996, par Marcel Gaumond, p. 41.


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